Le gouvernement Carney ne devrait pas faire la promotion des maisons modulaires

Par Bruno Couture le 1 juillet 2026
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L’auteur, Austin Thompson du Fraser Institute, soutient que le gouvernement Carney ne devrait pas accorder de traitement privilégié ni de subventions aux maisons modulaires comme solution à la crise du logement au Canada.

Selon lui, la construction modulaire présente effectivement certains avantages potentiels : réduction des coûts grâce à la fabrication en usine, construction possible toute l’année malgré les conditions climatiques canadiennes et attrait pour une main-d’œuvre différente de celle de la construction traditionnelle. Toutefois, ces avantages ne sont pas garantis et doivent être démontrés par les résultats réels du marché.

L’auteur critique le projet du gouvernement de soutenir activement le secteur des maisons modulaires par l’intermédiaire de programmes publics et de fonds gouvernementaux. Il affirme que les gouvernements sont moins bien placés que les investisseurs privés pour déterminer quelles entreprises ou technologies ont le plus de chances de réussir. Les investisseurs privés risquent leur propre argent et ont donc intérêt à évaluer soigneusement les risques et les perspectives de rendement.

L’article rejette également l’idée que l’industrie modulaire a nécessairement besoin d’aide gouvernementale pour atteindre une grande échelle. Selon l’auteur, de nombreuses entreprises innovantes ont réussi à croître grâce à des investissements privés, sans soutien ciblé de l’État. Il souligne que des investisseurs privés financent déjà des entreprises canadiennes de construction modulaire lorsqu’ils jugent les perspectives intéressantes.

L’auteur met en garde contre les effets négatifs des subventions. Selon lui, lorsqu’un gouvernement favorise une technologie ou une méthode de construction particulière, il peut détourner des ressources limitées — terrains, main-d’œuvre, matériaux et financement — d’autres projets de logement qui auraient peut-être mieux répondu aux préférences des acheteurs ou des locataires.

Enfin, il estime que les gouvernements devraient plutôt se concentrer sur la réduction des obstacles réglementaires et fiscaux qui freinent la construction résidentielle en général. En ce qui concerne les maisons modulaires, leur rôle devrait être de permettre leur développement lorsqu’elles constituent la meilleure solution, mais non de leur accorder des avantages particuliers ou des subventions.

Conclusion de l’auteur : les maisons modulaires pourraient être une bonne option dans certains cas, mais le gouvernement devrait demeurer neutre et laisser le marché déterminer quelles méthodes de construction sont les plus efficaces

(L'Institut Fraser est une organisation réputée être très conservatrice.)

 

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